Le multiculturalisme australien peut-il survivre après Bondi Beach ? | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 13/01
L'Opéra. Le pont du port. La plage de Bondi. Chacun une icône, un totem, une carte postale. Plus qu’un simple lieu, ils ont imprégné l’idée même de l’Australie : une terre d’optimisme, de liberté et d’égalitarisme.

« En tant que survivant de l’Holocauste, je veux récupérer mon Australie ! »

C’est ce plaidoyer passionné qui a suscité les applaudissements enthousiastes de plusieurs milliers de personnes en deuil qui ont convergé sous une pluie battante à Bondi Beach dimanche soir pour marquer shloshim (les 30 jours de deuil) depuis le massacre de Hanoukka qui a coûté 15 vies le 14 décembre.

Mark Spigelman, le cousin disparu depuis longtemps d'Art Spiegelman, le caricaturiste américain le plus célèbre pour son livre Maus, a rappelé qu'il était arrivé à Sydney en tant que jeune réfugié. « Nous étions les leaders dans le monde de la coexistence multiculturelle », a-t-il déclaré. "Mais le 7 octobre, quelque chose s'est produit. Notre icône, notre Opéra, a été envahie par la haine. [Puis] notre merveilleux Harbour Bridge a été traversé par de nombreuses personnes bien intentionnées mais aussi par la haine.

"Et j'ai pensé : ce sont deux des trois icônes qui font la renommée de Sydney. Puis est arrivé le 14 décembre."

L'Opéra. Le pont du port. La plage de Bondi.

LE SYDNEY Harbour Bridge est illuminé en blanc pendant le « Moment of Unity », une pause d'une minute pour réfléchir à la fusillade meurtrière lors d'une célébration juive de Hanoukka à Bondi Beach le 14 décembre, lors des célébrations du Nouvel An, à Sydney, en Australie, le 31 décembre 2025. (crédit : REUTERS/HOLLIE ADAMS)

Chacun une icône, un totem, une carte postale. Plus qu’un simple lieu, ils ont imprégné l’id...
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